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rallye Total-Paris-Dakar Les Jurassiens en pleine forme démarrent sur les chapeaux de roues Rédigé le: mardi 2 janvier 2001 Publié le: mercredi 3 janvier 2001 [lqj] Par Roland Keller |
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Parmi
123 motos en lice, Celso Gorrara et son équipe, ainsi que Dominique
Guillaume, ont quitté Paris lundi matin à l’aube pour entamer une
première étape de 916 km qui les a conduit à Narbone, dans le Sud
français.
Guillaume, parti seul, a terminé 61ème de cette «spéciale» de 6 km : « Le départ fut assez rude, explique-t-il, car on a roulé 300 km sous une pluie battante avec un froid de canard, avant d’entamer la première compétition. Entre temps, je n’ai pas eu le temps de changer mes pneus semi-route, semi-terrain, pour les adapter à l’épreuve. Mais nous étions bien soutenus par les organisateurs qui nous ont suivit avec des véhicules d’assistance en nous refilant nos habits chauds. De plus, j’ai eu la chance de courir avec le Valaisan Philippe Cottet avec lequel on s’est donné le mot d’ordre de rouler tranquille ce premier jour de course». Au terme de cette première manche, le Français Pierre Quinonéro, qui fait partie de l’équipe Jurassienne, se classait 12ème au scratch, à 11 secondes seulement de l’Italien Giovanni Sala, et Gorrara à 24 secondes de ce dernier. Crevaison pour Gorrara Mais les choses sérieuses ont commencé hier. Sous un soleil bienfaisant de 20 degrés C., les coureurs ont réalisé une spéciale de 30 km tracée sur les plateaux escarpés du Roussillon, entre vignes et garrigue. Quinonéro à maintenu sa position de leader Jurassien en terminant 16ème de l’étape, tandis que Gorrara rétrogradait à la 56ème place: « Au 25 derniers km de cette deuxième manche, le pneu avant de ma moto à crevé et j’ai fini le reste du parcours sans changer de roue, ce qui est faisable en étant très prudent. Pierre Quinonéro est aussi super content de son résultat. L’ambiance est excellente, toute notre équipe pose ses jalons pour travailler, tout se met en place au mieux. |
Le plus
génial dans notre aventure a été la traversée de la France, avec un
monde fou venu nous acclamer même à 6h du matin sous la pluie». Dominique Guillaume semblait également en super forme lorsque nous l’avons atteint par téléphone hier soir : « Impeccable et fantastique cette étape dans le Roussillon. Il y avait du brouillard dans le bas et du soleil dans le haut. Comme toujours, le mot d’ordre était prudence. J’ai roulé tranquille à ma main, sans excès. Lors de cette deuxième étape, je n’ai pas roulé avec mon collègue Philippe Cottet qui a eu des problèmes électriques à résoudre. Je n’ai pas eu d’avaries avec ma moto, mais je touche du bois, pourvu que cela dure. J’attends impatiemment de fouler le sable d’Afrique car ici je suis un peu blasé de tous ces déplacements dans les hôtels ». Demain jeudi 4.1.01 au Maroc Hier soir, après 560 km de liaison, les concurrents ont rejoint l’Espagne, plus exactement la ville de Castellón-Costa Azahar, située à 80 km au Nord de Valencia, sur la côte Est. Aujourd’hui, une autre spéciale de 5 km devait avoir lieu sur la plage de cette ville. Mais la course ne se déroulera pas comme prévu. Selon Gorrara, « cette troisième manche se déroulera au ralenti, car la commune espagnole demandait trop chère aux organisateurs. Nous ferons donc de la démonstration pour le public». Cette nuit, la caravane empruntera l’autoroute de la Méditerranée vers le port d’Alméria pour embarquer vers Nador, au Maroc. Demain, la spéciale débutera par un tracé sinueux et caillouteux, dans les forêts de chênes liège. La fin, plus rapide, se disputera sur des grandes pistes rapides du plateau Biguil, dans le Moyen Atlas. (C)
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