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23ème rallye Total-Paris-Dakar
A la conquête des terres marocaises:
les Jurassiens très à l'aise

Rédigé le: jeudi 4 janvier 2001
Publié le: vendredi 5 janvier 2001 [lqj]
Par Roland Keller

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Après avoir débarqué, enfin, en terre africaine mercredi soir, à Nador, plus précisé- ment, le rallye, absent du Ma- roc depuis 1999, y a fait son re- tour. La première étape marocaine d’hier était considérée par les organisateurs comme une sorte de « mise en jambes ». Et pourtant, les coureurs ont foncé à 50 km/h de moyenne vers la ville d’Er-Rachidia, à 602 km du départ. Durant le trajet, les concurrents ont entamé dans la matinée une épreuve spéciale chronométrée de 139 km, une course tout de même quatre fois plus longue que les précédentes.

Guillaume prend son pied

L’épreuve a débuté par un tracé sinueux et caillouteux dans les forêts de chênes liège. La fin, plus rapide, s’est disputée sur les grandes pistes rapides du plateau Biguil, dans le .’’ Moyen-Atlas. Le moins que l’on puisse dire est que nos représentants y ont pris beaucoup de i plaisir.

Dominique Guillaume, qui court seul, a remarquablement bien géré l’étape d’hier. Il s’est classé 98’ de la manche, 82’ au général (sur 130) et sa devise reste toujours la même: continuer de rouler avec prudence: « Le premier secteur de cette spéciale était très sinueux et la deuxième partie de la course était vraiment ultra-rapide. Techniquement, ce n’était pas difficile pour moi, mais pour faire un chrono, je devais mettre des gaz et je n’avais pas envie du tout de prendre des risques. Le plus beau moment de l’étape pour moi était la spéciale, mais lors du parcours de liaison, je me suis carrément fait ch... Pour le moment, nous roulons beaucoup sur la route et il faut être très attentif au trafic avec des automobilistes qui circulent presque tous comme des sauvages. La spéciale s’est déroulée sur le terrain, une zone empierrée, d’une pis- te fermée. »

Les deux motards du Jura Dakar Team savourent égale- ment les terres marocaines. Surtout Celso Gorrara qui a réalisé sa meilleure performance en se classant 31’ de la manche, devant son collègue Quinonéro (40’). Au général, les deux hommes restent bien po- sitionnés dans le premier tiers du classement.

Gorrara: « Tout va bien... »

Le moral des « Dakariens » jurassiens est au beau fixe: « Gentille, tranquille, cette étape. Un début sinueux, mais une fin de parcours extrêmement rapide. A ce moment-là, je dois réfléchir. Je sais que je peux aller beaucoup plus vite, mais je retiens mes ardeurs et je fais attention. Cette fois-ci, nous sommes vraiment dans le Dakar. Demain (n.d.l.r.: vendredi) nous aurons une belle spéciale où nous franchirons des dunes sur 4 km. Je m’en méfie car il y aura deux contrôles de passage seulement à cet endroit. Nous n’avons pas eu de problèmes avec les motos; nous ne sommes pas tombés et nous n’avons rien cassé. Tout va bien. Pourvu que ça dure. »

Aujourd’hui, et jusqu’à dimanche, le Dakar réalisera encore trois étapes et trois spéciales sur les terres marocaines. C’est à partir de lundi, en Mauritanie, que les motards entreront dans le désert pour entamer des étapes de plus de 600 km: « Là, ce sera une autre paire de manche », précise Gorrara.

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