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| Septième
salon de la microtechnique du 23 au 27 mai 2000 à Moutier (BE) Le SIAMS s’ennoblit Par Roland Keller Rédigé le: 20 juin 2000 Publié le: 1er septembre 2000 [eurotec] [index] [première partie] [deuxième partie] [Deutsch] [English] |
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Au cœur
d’une région éprouvée et introvertie de la machine-outils, le SIAMS
conquiert ses lettres de noblesses. La cuvée de cette exposition fut
arrosée d’une immense satisfaction générale et la tendance s’est
dessinée vers la présentation de produits issus de bons rapports
qualité/prix/performances. La foire, qui a atteint ses dimensions
maximales de 7'000 m2, pourra néanmoins accueillir 500 exposants en
2002, soit six fois plus qu’il y a dix ans.
Le premier Salon des industries de l’automation, de la machine-outils et de la sous-traitance, SIAMS, qui avait été organisé à Moutier du 17 au 22 avril 1989 avait déjà connu un vif succès. Quatre-vingt six entreprises régionales d’une grande diversité avaient attiré quelque quinze mille visiteurs, en provenance de quatorze pays. A l’époque, l’exposition se visitait presque en une seule traite dans la seule halle aménagée à la patinoire couverte régionale, sur une surface de 2000 m2. Un deuxième SIAMS, agrandi déjà, eut lieu en 1990, les suivants tous les deux ans, avec chaque fois des améliorations. Au fil des années, c’est un village de toile toujours plus vaste qui fut monté autour du stade de glace, puis de la nouvelle halle de sport érigée juste derrière. L’ouverture faite aux exposants extérieurs à la région jurassienne a assuré la pérennité du salon : Français, Allemands, Italiens, Espagnols, et même quelques Japonais et Américains profitant d’un voyage d’affaires pour faire le crochet par Moutier. Depuis, le SIAMS est devenu si grand qu’il a atteint cette année ses dimensions maximales avec une surface de 7'000 m2. Le salon n’a proportionnellement enregistré pas autant de visiteurs (en provenance d’une vingtaine de pays) qu’il n’a augmenté le nombre de ses exposants. Quinze mille entrées ont été comptabilisées, tandis que 460 stands ont été accueillis, soit cinq fois plus qu’il y a onze ans. Aujourd’hui, le salon a conquis ses lettres de noblesses grâce à ses stands étoffés et primés, ses exposants exubérants, ses conférences renommées et son public fidèle. SIAMS 2002 : choix plus pointu Les six halles actuelles de l’exposition ne seront plus agrandies, car la topographie du terrain très en pente ne permets plus de rajouter de tentes supplémentaires. Toutefois, les organisateurs prévoient d’accueillir pour le prochain SIAMS davantage d’exposants, en réduisant un peu la surface des stands. Mais en principe, le nombre de 500 ne sera pas dépassé. Cependant, comme la demande est forte, le choix sera plus pointu : seuls les entreprises ayant une relation directe avec le secteur de la micro-mécanique pourront exposer. Le salon se scrute lentement et s’ausculte dans les moindres détails. Dans les six halles, le visiteur découvre de tout. Atmosphère feutrée et petites pièces souvent présentées avec goût dans le décolletage, halle bruyante des fabricants de machines, cliquetis et autres bruitages chez les constructeurs de petits appareils, défilés d’images et de textes auprès des spécialistes de l’ordinateur. Tout est groupé par spécialité |
La
chambre économique (CEP) et son forum
Autre succès: les conférences. En partenariat avec la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP), le SIAMS a mis sur pied, comme à l’accoutumée, un très riche programme pour son Forum économique lequel a accueilli notamment Nicolas Hayek et André Kudelski. Pour la première fois cette année, le salon a publié la revue SIAMS-magazine, qui paraîtra deux fois pas an afin de maintenir un contact avec les exposants et différents partenaires. Signalons encore que le premier prix des Magge, récompenses de la bonne tenue esthétique des stands, a été décerné cette année à l’entreprise Bicrom SA, de Corgémont, spécialisée dans les secteurs du chromage, cuivrage et nickelage. Visite dans les coulisses su SIAMS Une foire serrée, absorbante et gratifiante Déambuler dans les couloirs du SIAMS requiert une sacré dose de patience. Chaque stand mérite une attention toute particulière, tellement les produits présentés abondent de nouveautés. Parfois, certains exposants cachent tellement bien leur jeu qu’il faut presque leur tirer les verres du nez pour qu’ils dévoilent leurs secrets, comme s’ils se gênaient d’en parler, dans cette région introvertie. A travers la foire, la route est longue, cinq km de labyrinthe. La première halle est supportable, normal, c’est celle de l’entrée et du lieu des conférences. Pour visiter le deuxième bâtiment, la patinoire couverte, on hésite un moment. Faut-il d’abord longer les couloirs supérieurs ou simplement commencer par zoner le parterre fourmillant de stands chichement alignés ? Rien n’indique de direction. A ce rythme, en traversant la troisième halle, une immense tente munie d’une toile arrosée de l’extérieur en permanence en cas de forte chaleur, on est sûr d’avoir loupé au moins les trois quarts des exposants précédents. Quand bien même. Le bruit des décolleteuses chatouillent nos oreilles, la curiosité nous pousse plus loin. Et ça grimpe ! Dans la nouvelle halle de sport, c’est le silence. Ambiance feutrée, puis sortie par des couloirs étroits qui nous ramènent au point de départ. Avec une pause saucisse d’Ajoie au restaurant à mi-parcours, il faut compter presque une heure pour avoir entre aperçu les stands. Pas étonnent que certains exposants ont regretté d’avoir loupé la plupart de l’expo. (C)
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