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décollage et l’atterrissage de Claude Nicollier : (2) Des moments excitants… [ première partie ] [ deuxième partie ] |
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Dimanche 19 décembre 1999. Deuxième homme à rentrer dans la cabine, Claude Nicollier se faufile dans le “Mid Deck” un étroit habitacle prévu pour quatre hommes, au rez-de-chaussée de Discovery. Il s’accroche à une sangle suspendue au plafond pour s’aider à s’installer sur une sorte de couchette, en fait son siège disposé horizontalement. Par chance, il a obtenu “ un ticket pour l’espace ” contre la paroi de la cabine, là où des nouvelles caméras peuvent le filmer en gros plan. Cousu sur son épaule droite, le badge de la croix suisse ressort nettement sur son scaphandre orange. Un employé de la NASA lui fixe les dernières sangles de sécurité. Nicollier et ses six collègues sont parés pour le décollage. La quiétude revenue Comme par enchantement, le ciel de Cap Canaveral s’est éclairci après deux journées pourries. Le sourire commence à se lire sur tous les visages des Floridains, des responsables de la NASA et des rares journalistes courageux, venus assister pour la quatrième fois au décollage. Il règne une sorte de quiétude aux alentours du centre spatial. L’aurore approche. Dans un ciel de couleur turquoise, la navette Discovery reflète sur une lagune de l ‘Indiana River et scintille à 5km du de la tribune de presse. La nuit étoilée qui approche émane une fraîcheur apaisante. Le cri des volatiles captés par des micros et des caméras dans les marécages proche de la navette parvient jusque dans les haut parleurs en plain air. Les oiseaux ne se cachent pas pour mourir, mais attendent fidèlement le décollage. Le cœur se noue, les tripes se coincent Les
secondes s’égrainent lentement, la tension monte. A 9 minutes du départ,
un surplus de gaz s’échappe de la tuyauterie des réservoirs de
l’ensemble spatial. La brise s’atténue et le gros crochet de
fixation de la tour se retire de Discovery. Il reste 7 minutes. Le
capuchon du réservoir central se retire lui aussi. Une minute, puis
trente secondes, puis vingt. Au fil des secondes, le cœur se noue, les
tripes se coincent. Plus que dix secondes. Les paroles du responsable de
la mission zigzagant entre les hauts parleurs, résonnent et bourdonnent
dans les oreilles. |
Cinq, la tête enfle…Quatre, les mains tremblent…Trois, une étincelle jaillit des moteurs de la navette….Deux, un vide infini creuse les pensées…Un, les moteurs crachent ses premiers jets de flammes…Lift off ! Elle est à l’heure, il est 01h50 du matin en Suisse. La navette Discovery se soulève enfin, mais péniblement. Les moteurs hurlent, craquent et souffrent. La tribune de presse vibre comme à l’accoutumée. Un champignon de nuages se forme autour de l’engin déjà bien en l’air. Et ça monte, oui ça monte… elle monte ! Plus haut, toujours plus vite, encore plus loin. La fusée éclaire un ciel limpide accompagné de dame Lune presque à sa totalité. Discovery est visible encore à l’œil nu après sept minutes. La voilà déjà confondue dans un ciel béni d’étoiles de Noël. Neuf minutes après son envol majestueux, l’engin spatial disparaît à 500 km d’altitude. Il est sur orbite ! L’atterrissage…avec deux coups de tonnerre Lundi
27 décembre 1999. Deux coups de tonnerre ont retentit dans le ciel de
Cap Canaveral, lorsque Discovery a piqué du nez sur la piste du centre
spatial Kennedy, juste cinq minutes avant de se poser. A en faire frémir
de peur, trembler les jambes, secouer les tympans. Le spectacle était
aussi intense que lors du décollage. |
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