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dispose d’une nouvelle filiale de maintenance technique
Précieux
complément pour la compagnie régionale |
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Bâle (ats/topnews)
Avec Crossarc, la compagnie aérienne régionale bâloise Crossair
dispose d'une nouvelle société d'entretien de ses appareils. Reprise
en 1999 au groupe Sulzer, elle représente un précieux complément au département
de maintenance basé à l'aéroport de Bâle-Mulhouse.
Crossarc (Crossair Aircraft Engine Repair Center), qui compte déjà 600 ingénieurs, mécaniciens, électroniciens et autres spécialistes, devrait occuper environ 150 personnes de plus d'ici quelques années. Elle permet ainsi d'accroître la fiabilité des appareils de la compagnie, explique André Goepfert, responsable technique de Crossair Europe. D'autre part, depuis plusieurs années Crossair offre ses services de maintenance moteurs (General Electric ou Textron Lycoming) à des clients tiers. Forte de ces prestations, Crossair devient l'une des rares compagnies régionales européennes disposant à la fois d'ateliers de réparation de ses avions et moteurs ainsi que de bâtiments insonorisés pour les essais de ces derniers. Avions inspectés tous les jours Chaque jour, les 82 appareils de la flotte Crossair sont au moins inspectés une fois visuellement dans les ateliers des aéroports de Bâle-Mulhouse, Genève, Lugano ou Zurich. Ces inspections font partie d'un programme draconien préconisé par le constructeur et approuvé par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) pour augmenter la fiabilité des appareils et la sécurité des passagers. "La sécurité à bord de nos avions s'est considérablement accrue. Les nouveaux systèmes de pilotage informatisés et les commandes électriques permettent de dépister les moindres petits défauts que nous ne pouvions pas percevoir auparavant avec les avions d'ancienne génération", relève M. Goepfert. |
Le cockpit moderne permet aujourd'hui de repérer et d'informer plus vite l'équipage sur des "anomalies qui sont souvent moins graves que les passagers ne s'imaginent", ajoute l'ancien ingénieur navigant qui compte plus de cinq mille heures de vol sur des avions de ligne. Outre les contrôles visuels quotidiens, les avions sont tous inspectés de manière plus approfondie une fois par semaine (visite hebdomadaire), puis toutes les 400 heures (Visite « A ») et 4000 heures de vol (Visite « C », environ tous les 2 ans). Les appareils sont complètement révisés dans le hangar principal de 6400 m2 à l'aéroport de Bâle-Mulhouse. 40 pneus remplacés quotidiennement "Une grande inspection dure de cinq à dix jours. Les avions sont démontés jusqu'aux cloisons, chaises passagers, cockpit, unités de commandes, plancher" note André Goepfert. Même les roues, avec des pneus gonflés à une pression d'environ 1 à 2 bars à l'azote, sont passés au peigne fin grâce à une sonde spéciale qui détecte les moindres micro-fissures de la jante. Crossair remplace 40 pneumatiques quotidiennement, tandis que les freins à disques des avions modernes sont en carbone et ont une durée de vie d'un an environ. Le hangar de Bâle, dispose d'un stock de plus de 50 000 pièces différentes. Il abrite également un atelier «hélice» avec sept mécaniciens spécialisés. Ces derniers s'affairent par exemple à contrôler et réparer les hélices en fibre de verre et carbone des turbo-propulseurs des avions Saab 2000 ou Saab 340. Ces hélices, d'une valeur de 200 000 francs suisses l'unité, sont révisées après 7500 heures de vol, soit environ tous les trois ans.
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SDA/ATS - Top-news |
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